Pandora : une planète virtuelle pour étudier la tectonique et le climat

Une simulation numérique inédite relie les mouvements internes de la Terre aux changements climatiques et aux paysages sur des millions d'années.

Image générique d'une simulation planétaire numérique montrant la dynamique du manteau et la dérive des continents.
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Image générique d'une simulation planétaire numérique montrant la dynamique du manteau et la dérive des continents.

Une équipe internationale, coordonnée par Nicolas Coltice, professeur à Université Côte d’Azur, a développé Pandora, une simulation numérique révolutionnaire capable de reproduire l'évolution d'une planète, de son manteau profond jusqu'à sa surface.

Cette avancée majeure, issue du laboratoire GEOAZUR (Université Côte d’Azur, Observatoire de la Côte d’Azur, IRD, CNRS), relie pour la première fois au sein d'un même calcul la dynamique du manteau terrestre, les déplacements des continents, le climat, l'érosion et le transport des sédiments. Baptisée Pandora, cette planète virtuelle permet d'étudier comment les mouvements internes de la Terre influencent la tectonique des plaques, les paysages et les changements climatiques à l'échelle des temps géologiques.
Les simulations révèlent que la formation d'un supercontinent peut entraîner un refroidissement global. Les déplacements tectoniques rapprochent les continents de l'équateur, abaissent le niveau des mers et favorisent l'altération des roches, consommant ainsi le CO₂ atmosphérique. Inversement, la fragmentation d'un supercontinent augmente le dégazage volcanique et le niveau marin, conduisant à un réchauffement climatique.
Ces alternances de phases froides et chaudes émergent de la dynamique du système simulé, sans perturbation extérieure. Elles présentent des similitudes avec des épisodes de l'histoire climatique terrestre, notamment après la fragmentation de la Pangée. Pandora ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour comprendre les relations entre l'intérieur des planètes, leur surface et leur climat, et pourrait contribuer à mieux cerner l'évolution d'autres planètes rocheuses.
Ces travaux ont bénéficié du soutien du Conseil européen de la recherche (ERC), dans le cadre du projet PANDORA, financé par le programme de recherche et d’innovation Horizon Europe de l’Union européenne.
Information rédigée à partir de la source officielle : Observatoire de la Côte d'Azur (26/10/2026)