En 1896, la commune de Saint-Laurent-du-Var, qui comptait alors 1366 habitants, a franchi une étape importante dans sa lutte contre les incendies avec l'acquisition d'une nouvelle pompe à bras. La précédente pompe, datant d'un modèle ancien, était jugée « d'un secours parfaitement illusoire », notamment lors de l'incendie des usines TOESCA il y a quelques années, comme le stipule une délibération du Conseil municipal du 19 novembre 1892.
Un devis pour une pompe à bras aspirante et foulante à deux corps, accompagnée de son chariot et d'accessoires essentiels tels que hache, cordage, boyau de cuir, lance et 50 seaux en toile, avait été établi dès le 15 septembre 1892. Cependant, il a fallu attendre 1896 pour que l'achat soit officialisé, grâce notamment à une subvention de 200 francs attribuée par la commission départementale. Le marché avec la maison PIN frères de Nice avait été signé le 25 août.
La délibération du conseil municipal du 4 septembre 1896 actant l'achat a été approuvée par le préfet Arsène HENRY le 13 octobre 1896. La livraison de la pompe à incendie par MM. PIN Frères a finalement été certifiée par le maire de Saint-Laurent-du-Var le 8 janvier 1898, confirmant son parfait fonctionnement.
L'article rappelle les conditions difficiles de lutte contre le feu à la fin du XIXe siècle, où les communes dépendaient souvent de la population locale et de la « chaîne humaine » pour alimenter les pompes, avec l'aide ponctuelle des garnisons militaires. La pompe, entretenue par le fontainier municipal, était mise en action grâce au tocsin de l'église.
L'auteur, Alain Bertolo, mentionne avoir retrouvé aux Archives Départementales des Alpes-Maritimes le plan d'origine de cette pompe, témoignant de la volonté des hommes de l'époque de se prémunir contre le feu.




