Nice : Le side-car des pompiers, une innovation centenaire

Acquis en 1926 pour une intervention plus rapide contre les feux de cheminée, ce véhicule a connu un destin tragique.

Image générique d'un side-car d'époque écarlate avec trois hommes en uniforme de sapeurs-pompiers, roulant dans une rue de Nice.
IA

Image générique d'un side-car d'époque écarlate avec trois hommes en uniforme de sapeurs-pompiers, roulant dans une rue de Nice.

En octobre 1926, la ville de Nice accueillait un nouveau véhicule pour ses sapeurs-pompiers : un side-car écarlate destiné à améliorer la rapidité d'intervention.

Il y a un siècle, en octobre 1926, un splendide side-car écarlate, orné des armes de la ville de Nice, commençait à sillonner les rues de la cité. À son bord, trois hommes en tenue de cuir et casques de cuivre. Cette acquisition visait à révolutionner l'intervention des pompiers, notamment pour les feux de cheminée, fréquents en début d'hiver.
Le capitaine POULLAN, chef de corps, expliquait au journal « le petit-niçois » que l'idée lui était venue lors d'un voyage à Paris. Il avait sollicité les autorités municipales pour acquérir un véhicule similaire à ceux utilisés par les pompiers de la capitale. L'objectif était de réduire le temps d'arrivée sur les lieux des sinistres, car jusqu'alors, les sapeurs devaient se déplacer à bicyclette, arrivant souvent épuisés après plusieurs kilomètres.
Commandé à la société GILLET suite à une délibération du conseil municipal de Nice le 26 juin 1926, ce side-car, similaire au matériel parisien, était conçu pour transporter le matériel indispensable et deux hommes expérimentés. Il emportait quatre seaux en toile, deux hachettes et des grenades extinctrices de carbure. Le cahier des charges précisait une motocyclette de 6 chevaux, 2 cylindres, 3 vitesses, type Armée française et pompiers de Paris, avec un châssis suspendu et une carrosserie spéciale.
Monsieur Auguste LAURENTI, adjoint au maire délégué aux Sapeurs-pompiers, soulignait dans son argumentaire annexé à la délibération que ce véhicule permettrait un transport plus rapide et que les hommes arriveraient reposés à pied d’œuvre, améliorant ainsi l'efficacité du service d'extinction des feux de cheminée.
Malheureusement, l'histoire de ce side-car prit une tournure tragique le 5 novembre 1929. Alors que les sapeurs BARESTE, BELCHIO et CHIOSSONNE rentraient d'une mission, le pneu arrière de la motocyclette éclata sur l'avenue des Phocéens. Le véhicule perdit l'équilibre, percuta un camion, et le sapeur Mathieu BELCHIO, âgé de 23 ans et conducteur du side-car, décéda des suites d'une fracture du crâne.
Les obsèques de Mathieu BELCHIO eurent lieu le 7 novembre 1929 au cimetière de Caucade, accompagnées par l'ensemble de la compagnie de Sapeurs-pompiers, les autorités municipales et une nombreuse foule.
Information rédigée à partir de la source officielle : SDIS 06 - Service Départemental d'Incendie et de Secours des Alpes-Maritimes (14/10/2026)