Les pluies diluviennes ont transformé les terres de la plaine de la Crau en marécages, affectant gravement les élevages de taureaux. Michel Gallon, éleveur familial, a vu des dizaines de ses bêtes disparaître dans l'eau. Bien que toutes aient été retrouvées saines et sauves, elles pataugent encore dans l'eau et la boue, rendant leur nourrissage quotidien une tâche ardue.
Pour nourrir les troupeaux, les éleveurs utilisent des tracteurs pour atteindre les zones plus sèches et y déposer de la paille de riz et du foin. Cependant, cette situation oblige à entamer les réserves de l'hiver. L'extraction des novillos destinés aux corridas, comme celui prévu le 31 octobre à Arles, pose également un défi majeur.
La situation est critique pour tous les éleveurs de la route de Mas-Thibert. Louis Tardieu, dont les 600 hectares de terres sont sous l'eau, utilise un bateau à moteur pour apporter du foin à dix toros bloqués. À la manade Lautier, un pédalo a même été utilisé pour atteindre les taureaux Camargue. Frédéric Lautier témoigne que le niveau de l'eau ne baisse pas et lance un appel à la solidarité pour obtenir des pompes et des terres d'évacuation.
Au total, une douzaine d'élevages de taureaux arlésiens sont sinistrés. Plusieurs bêtes sont mortes noyées, et les éleveurs font face à des pertes économiques importantes tout en cherchant des solutions pour sauver leurs troupeaux.




