Ligne à haute tension : mobilisation à Arles contre le projet RTE

Des milliers de personnes ont manifesté leur opposition au tracé aérien de RTE, réclamant une solution enterrée.

Foule manifestant avec des foulards roses dans un théâtre antique.
IA

Foule manifestant avec des foulards roses dans un théâtre antique.

Une marée de foulards roses a déferlé sur le théâtre antique d’Arles le samedi 19 septembre 2026 pour manifester l’opposition au projet de ligne aérienne à très haute tension porté par RTE.

Le but de la mobilisation était de demander l’étude d’une solution alternative, une ligne enterrée, face au projet de RTE. Dans la foule répondant à l’appel du collectif THT 13-30, réunissant 36 associations, se trouvaient des citoyens, des agriculteurs, des représentants d’associations de défense de l’environnement, des professionnels du monde de la culture et du tourisme, ainsi qu’une centaine d’élus locaux.
Ces élus ont signé le “serment des élus pour l’avenir de la Camargue, de la Crau et de la Terre d’Argentée en faveur d’une solution alternative à la ligne aérienne Très haute tension”. Le projet de RTE prévoit l’implantation de 180 pylônes (hauts de 60 à 90 mètres) sur un tracé de 65 km entre Jonquières-Saint-Vincent (Gard) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), traversant des sites protégés comme le Parc naturel régional de Camargue et la réserve naturelle des Coussouls de la Crau.
Les 6 maires concernés par le tracé – Arles, Saint-Martin-de-Crau, Beaucaire, Bellegarde, Fourques, Jonquières-St-Vincent – ont lu un message commun : “décarboner, développer, préserver et décider ensemble : tel est le principe que nous portons collectivement pour l’avenir de nos territoires.”
Le collectif THT 13-30, actif depuis trois ans, réaffirme son message : “Oui à la décarbonation mais non à la solution de ligne aérienne”. Des intervenants comme Françoise Nyssen, ancienne ministre de la Culture, et Jean Jalbert, directeur de la station scientifique de la Tour du Valat, ont souligné les impacts négatifs du projet sur la biodiversité, l’agriculture et le tourisme. Ils ont présenté une solution alternative, jugée peu coûteuse et plus sûre.
Le message des agriculteurs a été particulièrement marquant, alors que 6 d’entre eux sont convoqués le lundi 21 septembre au Tribunal administratif de Marseille pour avoir empêché l’accès de leurs terres aux représentants de RTE.
Patrick De Carolis, maire d’Arles, a critiqué le projet de ligne aérienne, le jugeant mal adapté au territoire et compromettant la décarbonation et l’arrivée d’électricité nécessaire à l’industrie. Il a promu une solution conciliant progrès technologique et préservation environnementale, affirmant : “oui, nous voulons l’industrie. Nous voulons la décarbonation. Nous voulons la souveraineté. Nous voulons le progrès. Mais nous voulons aussi transmettre ce territoire”.
Information rédigée à partir de la source officielle : Ville d'Arles (20/09/2026)