Propulsée par un lanceur H3 de l'Agence spatiale japonaise (JAXA), la sonde de 4,5 tonnes s'est séparée de son lanceur 71 minutes après le décollage, confirmant son injection sur une trajectoire interplanétaire. Le LAM, fier de contribuer à cette aventure internationale, verra ses scientifiques et ingénieurs participer activement à l'analyse des données de la mission, aux côtés de la JAXA, du CNES et de partenaires internationaux.
L'origine des lunes de Mars, Phobos et Deimos, reste une énigme. La mission MMX effectuera deux atterrissages sur Phobos pour prélever au moins 10 grammes de matière rocheuse, une première pour une lune martienne. Ces échantillons précieux pourraient éclairer l'histoire du Système solaire et préfigurer de futurs retours d'échantillons martiens.
Un rover franco-allemand, Idéfix, développé par le CNES et le DLR, sera largué sur Phobos pour analyser le sol et préparer la collecte d'échantillons. Après ses opérations sur Phobos, MMX survolera Deimos avant de quitter l'orbite martienne en novembre 2030. La capsule d'échantillons est attendue dans le désert australien en juillet 2031.
La sonde mettra environ un an pour atteindre Mars. D'ici là, les équipes scientifiques préparent l'exploitation des données. Les premières images détaillées de la surface de Phobos sont attendues dans les prochaines années, et le retour des échantillons sur Terre est prévu pour 2031.




