La saison estivale de la Garde Régionale Forestière, arrivée à sa neuvième édition, a été particulièrement éprouvante. Les patrouilles ont dû faire face à des incendies violents dès le début de la saison, une vigilance accrue face aux feux nationaux et locaux, une canicule prolongée et précoce, ainsi qu'à une sécheresse installée qui affecte la nature. Le territoire a connu un nombre record de 27 journées de fermeture de massifs.
Malgré des températures extrêmes, les 18 gardes régionaux ont œuvré tout l'été pour expliquer avec pédagogie les raisons de ces fermetures et les enjeux de préservation. Ils ont su gérer la frustration et la déception des visiteurs, un aspect peu évident de leur mission. Le Parc naturel régional de la Sainte-Baume tient à remercier l'ensemble des gardes pour leur sérieux, leur engagement, leur patience et leur vigilance. Au total, 76 jours de patrouille ont été couverts de juin à fin août, sensibilisant environ 27 000 personnes au risque incendie.
Le territoire du Parc a été épargné par les grands incendies qui ont touché les communes voisines, comme celui du Bessillon. Cependant, plusieurs départs de feu se sont produits, dont une alerte déclenchée par une équipe de gardes depuis le col du Saint-Pilon. Cette mission de prévention prend tout son sens et doit servir d'exemple pour d'autres régions confrontées aux feux de forêt.
Au-delà du nombre d'incendies, il est crucial de considérer le nombre potentiel de départs de feu évités grâce aux actions préventives. Les fermetures de massifs ont concerné le secteur varois pendant 26 jours et le secteur bucco-rhodanien pendant 14 jours.




