Sécheresse historique : l'état des sources de la Sainte-Baume en 2026

Malgré une année difficile, les ressources en eau souterraine du massif montrent une recharge hivernale encourageante, mais la vigilance reste de mise.

Vue panoramique du massif de la Sainte-Baume en Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec ses reliefs calcaires et son ciel bleu.
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Vue panoramique du massif de la Sainte-Baume en Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec ses reliefs calcaires et son ciel bleu.

L'été 2026 a été marqué par une sécheresse historique dans le Sud-Est. Un bulletin du Parc naturel régional de la Sainte-Baume détaille l'état des sources et cours d'eau du massif, révélant une recharge hivernale encourageante malgré la crise.

L'été 2026 a été le théâtre d'une canicule et d'une sécheresse d'une intensité et précocité sans précédent dans le Sud-Est de la France. Face à l'absence de pluies significatives durant plusieurs mois, le Parc naturel régional de la Sainte-Baume publie un bulletin trimestriel sur l'état de la ressource en eau souterraine de ce massif, essentiel pour l'alimentation en eau potable et le soutien des fleuves régionaux.
Le massif de la Sainte-Baume, considéré comme un château d'eau de la Basse-Provence, abrite de nombreuses sources karstiques qui alimentent des fleuves tels que le Gapeau, l'Huveaune et l'Argens. Cette importante ressource en eau souterraine joue un rôle crucial dans le soutien d'étiage des cours d'eau en période estivale et dans l'approvisionnement en eau potable des communes environnantes.
Les données météorologiques collectées entre septembre 2025 et septembre 2026 par trois stations (Plan d’Aups Sainte-Baume au nord, Méounes-lès-Montrieux à l'est, et Le Castellet au sud) indiquent des températures maximales moyennes légèrement moins élevées au sud du massif. En termes de pluviométrie, l'est a été le plus arrosé (1453,8 mm annuels, 1026,1 mm hivernaux), tandis que le sud a enregistré les cumuls les plus faibles (911,5 mm annuels, 516,8 mm hivernaux).
Le suivi continu de deux stations de sources révèle des débits d'étiage en fin août 2026 légèrement plus importants qu'en 2025, suggérant une recharge hivernale plus efficace. La source de Saint-Pons (Gémenos), dite « tamponnée », maintient un débit minimum autour de 10 l/s, bien que sa limite de tarissement ait été frôlée en octobre 2022. Les sources hautes du Caramy (Mazaugues), plus réactives aux précipitations, affichent également un débit d'étiage supérieur à la période précédente.
Une campagne de mesure ponctuelle des débits de sources karstiques, réalisée début septembre 2026, montre des résultats globalement satisfaisants pour la période de fin d'étiage, malgré deux stations en assec (sources de l'Huveaune et cours d'eau du Cauron). Les nappes phréatiques, bien rechargées par les pluies hivernales, ont maintenu une alimentation continue des cours d'eau et des milieux aquatiques.
En dépit de ce constat hydrologique positif, les préfectures des Bouches-du-Rhône et du Var maintiennent les états de vigilance et d'alerte sécheresse sur certains bassins versants, appelant à des mesures d'économie d'eau. L'évolution de la situation sera suivie attentivement durant l'automne.
Information rédigée à partir de la source officielle : Parc naturel régional de la Sainte-Baume (02/10/2026)