Fraîchement diplômé de l'Académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN) de Melun, le lieutenant Jean-Baptiste Jaillet a pris ses fonctions le 1er août. Il dirigera désormais 35 militaires de la brigade de La Farlède, une première affectation qu'il aborde avec enthousiasme et conscience de ses responsabilités.
Originaire de Saône-et-Loire, après un parcours universitaire à Sciences Po Paris et un master en sécurité-défense, le jeune officier a choisi la gendarmerie pour concilier son désir de servir l'intérêt général, être au contact du terrain et agir concrètement.
Major de sa promotion, son choix pour La Farlède est motivé par le défi professionnel : un territoire périurbain, une activité judiciaire soutenue et un poste à responsabilités. Il salue les compétences des enquêteurs locaux, sur lesquelles il compte s'appuyer pour améliorer le service rendu à la population.
Il conçoit son rôle de chef comme celui de « donner un cap et fédérer », en se concentrant sur les affaires touchant directement les citoyens, telles que les violences intrafamiliales et les violences sexuelles sur mineurs. Il rappelle que « l'affaire Lyhanna a été un rappel que la gendarmerie n’a pas droit à l’erreur ».
Le lieutenant Jaillet insiste sur l'importance de la visibilité et de l'accessibilité de la gendarmerie, notamment par la prévention auprès des jeunes sur des sujets comme le harcèlement ou les conduites addictives, affirmant que « c’est à ce moment-là qu’on peut avoir un impact ».
Père d'un garçon de trois mois, il mesure l'importance de cette première expérience de commandement, un choix fait en famille. Son ambition est de « gagner et conserver la confiance de tous », afin que « la population doive se sentir protégée, écoutée par sa gendarmerie et pouvoir lui faire confiance ».
Il souligne son attachement au principe de redevabilité : « La gendarmerie n’agit pas pour la gendarmerie, elle agit pour ses concitoyens. » Il anticipe que son attachement au territoire et à son équipe rendra son départ difficile à l'issue de ses trois années de commandement.




