Le Domaine de Fabrégas devient un laboratoire européen pour l'écologie

Le projet EcoCARE, axé sur la préservation de l'eau et l'agriculture durable, transforme le Domaine de Fabrégas en un centre d'étude participatif.

Vue du Domaine de Fabrégas, paysage naturel axé sur la préservation de l'eau et l'agriculture durable.
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Vue du Domaine de Fabrégas, paysage naturel axé sur la préservation de l'eau et l'agriculture durable.

Depuis le 7 mars 2026, le Domaine de Fabrégas est officiellement devenu un laboratoire vivant européen, baptisé EcoCARE, dédié à la préservation de l'eau et à l'agriculture durable.

Le projet EcoCARE vise à placer la préservation du patrimoine de l'eau, l'agriculture et l'alimentation durable au cœur des préoccupations territoriales. Portée par l'Agence nationale de la recherche (ANR), l'initiative déploiera des actions de transition écologique sur trois ans pour élaborer une stratégie pérenne face aux problématiques hydriques.
La méthode repose sur la co-conception, réunissant experts, collectivités, associations locales et habitants. Cette démarche participative permettra de valoriser le patrimoine hydraulique restauré et d'explorer de nouveaux modèles de résilience alimentaire sur le site du Domaine de Fabrégas.
Localement, l'association ReconnectNature, présidée par Kalliopi Pediaditi-Prud’homme, relaie cette initiative, notamment par des ateliers dans les médiathèques de La Seyne-sur-Mer.
Une conférence explicative sur le projet EcoCARE est organisée, animée par l'équipe du projet européen, incluant des chercheurs du laboratoire LAREP de l'Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles, de l'Atelier d’architecture autogérée (AAA) et du Conservatoire du Littoral. Des experts tels que Constantin Petcou et Simon Ricard partageront leur savoir.
Face aux impacts déstabilisants du changement climatique, le projet EcoCARE, recherche européenne impliquant six pays, vise à agir en urgence. À La Seyne, une équipe française travaille avec le Conservatoire du Littoral, la Métropole TPM et la Ville de La Seyne-sur-Mer pour mettre en place un laboratoire vivant d'écologie régénérative participative. Ce principe de living lab rassemble chercheurs, institutions, associations et citoyens pour aborder des questions urgentes dans des contextes concrets.
Les habitants de La Seyne sont invités à participer activement aux ateliers, éco-prototypes et à la mutualisation des bonnes pratiques, notamment autour de la question de l'eau et de la biodiversité. La conférence-échange du dimanche s'inscrit dans cette démarche.
L'équipe du projet souligne la nécessité d'une implication collective face aux effets du changement climatique. Forts de leur expérience, chercheurs et professionnels mettent à profit leurs réseaux internationaux pour soutenir les initiatives locales.
Des living labs similaires existent déjà à l'étranger, reconnus comme « agents du changement ». L'Atelier d’architecture autogérée (AAA) est pionnier dans ce mouvement, ayant déjà initié des pratiques résilientes citoyennes en région parisienne avec les unités éco-citoyennes R-Urban.
Bien que trois ans représentent un début, le projet vise à lancer une dynamique et à créer une « communauté de pratiques » qui poursuivra ses actions à plus grande échelle.
Information rédigée à partir de la source officielle : Ville de La Seyne-sur-Mer (08/10/2026)