Le futur porte-avions "France Libre" : un chantier colossal expliqué aux entreprises locales

La construction du navire, prévue pour 2035 à Toulon, promet des retombées économiques significatives pour la région.

Vue aérienne d'un grand chantier naval sur la côte de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
IA

Vue aérienne d'un grand chantier naval sur la côte de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le maire Dorian Munoz a souligné l'importance du futur porte-avions PA-NG pour les entrepreneurs locaux lors d'un petit-déjeuner d'entreprise à La Seyne-sur-Mer.

Près d'une centaine de chefs d'entreprise ont assisté à la présentation détaillée du chantier du futur porte-avions PA-NG, baptisé "France Libre", organisée par la Ville. Le maire, Dorian Munoz, s'est dit "très préoccupé par l’impact de ce chantier" et a assuré qu'il veillerait à sa bonne réalisation, malgré les problématiques de circulation déjà existantes. Il a souligné la "bonne relation et communication" avec la Marine nationale.
Le chantier, qui se déroulera en deux phases jusqu'en 2038 environ, verra la construction des infrastructures nécessaires à l'accueil du navire à l'ouest de la rade de Toulon. La première phase, débutée et prévue jusqu'en 2035, concerne la réalisation des infrastructures. La seconde, jusqu'en 2038, portera sur l'installation finale des systèmes d'armes et équipements. Les éléments du navire seront réalisés et assemblés en amont par les chantiers navals de l'Atlantique à Saint-Nazaire et par Naval Group à Indret près de Nantes.
Le contre-amiral a annoncé l'arrivée du PA-NG à Toulon pour 2035, qualifiant sa construction d'"opportunité pour la France et pour une Marine nationale qui compte dans le monde". Il a rappelé la mission de protection des navires français, citant l'exemple de la protection des colis Amazon dans le détroit de Bab-el-Mandeb. L'arrivée du porte-avions devrait "ruisseler sur l'économie locale", comme en témoigne le coulage de tonnes de béton avant l'été par l'entreprise locale Bonifay.
Armelle Bourgogne, officier de programme PA-NG, a détaillé les travaux prévus dans le cadre de la première phase du chantier, qui incluent le dragage de sédiments, des recherches archéologiques ayant mis au jour deux villages antiques, et des aménagements au port de Brégaillon. Ces travaux comprennent la construction de bâtiments, d'un pont, d'un futur polder, l'aménagement du rond-point de Brégaillon avec une voie de contournement, un grand parking, ainsi que l'adaptation des pistes cyclables et des transports en commun, notamment les navettes maritimes. Le centre d'exploitation des routes sera également transféré.
Un quatrième accès à l'arsenal sera créé, similaire à la porte Castigneau. Un comité d'information territorial sera mis en place pour communiquer sur le chantier et minimiser son impact. Concernant la qualité des eaux, essentielle pour l'aquaculture locale, une surveillance quotidienne de la turbidité est déjà en cours. Les opérations de dragage et de renflouement d'épaves ont permis de nettoyer les eaux de l'arsenal, sans danger pour l'aquaculture de la baie du Lazaret.
La prochaine étape majeure sera l'annonce en 2027 de l'entreprise qui réalisera la première phase du chantier, avec Eiffage, Bouygues et Vinci en lice.
Information rédigée à partir de la source officielle : Ville de La Seyne-sur-Mer (05/10/2026)