La journée mémorielle du 25 septembre, instaurée il y a 23 ans, a été célébrée à La Seyne-sur-Mer. Cette date reconnaît les sacrifices et les sévices subis par les Harkis, Moghaznis et personnels des diverses formations supplétives et assimilés, engagés au service de la France durant la guerre d’Algérie (1954-1962).
Devant le Monument aux morts, le maire Dorian Munoz a salué cet engagement. Il a rappelé que « chaque 25 septembre, la République française ravive la flamme du souvenir pour dire, haut et fort, la vérité d’une histoire : celle de femmes et d’hommes qui, pris dans la tourmente d’une guerre aux déchirures profondes, ont fait le choix de la France. » Il a souligné le courage et le dévouement de ces combattants qui ont servi sous l'uniforme français avec loyauté.
Le premier magistrat a ensuite évoqué la « tragédie d’une ampleur immense » qui a frappé ces hommes et leurs familles après les accords d’Évian en mars 1962. Oubliés des traités et abandonnés par les autorités de l’époque, beaucoup ont payé de leur vie leur attachement à la France. Pour ceux ayant rejoint la France, l'accueil fut celui de camps de transit et de hameaux forestiers, lieux d'enfermement et de relégation.
« Pendant de trop longues décennies, le silence a pesé sur leur sort. Un silence lourd, empreint de honte et d’indifférence », a-t-il rappelé. Le maire a exhorté à transmettre cette mémoire aux plus jeunes, « pour que jamais ne s’efface le souvenir de ce qu’ont vécu les Harkis » et veiller à ce que les mots de liberté, d’égalité et de fraternité trouvent toujours leur pleine résonance.
Dorian Munoz a conclu la cérémonie en déposant une gerbe, accompagné de ses adjoints Mathieu Perchoc et Jean-Claude Houlné.




