En préambule au tirage au sort organisé le 28 septembre, Josée Massi, maire de Toulon, a souligné l'ampleur de la participation : « Lors du mandat précédent, le même appel à candidatures n’avait regroupé que 280 personnes en deux mois ». Entre le 7 et le 22 septembre, les Toulonnais étaient invités à se porter candidats pour siéger dans les conseils de secteur, une instance de démocratie participative obligatoire pour les communes de plus de 80 000 habitants. Parmi les postulants, 728 habitants et 79 représentants d’associations ou de commerces ont souhaité s’impliquer dans la vie de leur quartier.
Les cinq nouveaux secteurs de Toulon – Nord-Ouest, Nord-Est, Ouest, Centre et Sud – ont tous connu une forte mobilisation. « Nous sommes passés de dix secteurs à cinq : les quartiers ont été regroupés par cohérence de projets mais aussi par rapport aux besoins spécifiques des habitants », a précisé Corinne Jouve, adjointe à la Démocratie de proximité. Le secteur Sud arrive en tête avec 219 candidatures, suivi du Centre (190) et du Nord-Est (163). L’Ouest comptabilise 131 candidatures et le Nord-Ouest 104. La répartition fait apparaître des différences, mais aucun territoire n’est resté à l’écart. Le secteur Centre concentre à lui seul plus de 40 % des candidatures d’associations et de commerces.
Le tirage au sort s’est déroulé dans la salle André-Seguin, sous la présidence de la première magistrate. Cent personnes au total ont été désignées : dix habitants (cinq titulaires et cinq suppléants) et dix représentants d’associations ou de commerces (cinq titulaires et cinq suppléants) pour chacun des cinq secteurs. Ces membres rejoindront les élus et les représentants des Comités d’intérêt local (CIL) pour former chaque conseil de secteur, composé de quatre collèges de cinq représentants. Les candidats seront informés individuellement par courriel.
Ces nouvelles instances prendront officiellement leurs fonctions en janvier 2027. Elles se réuniront deux fois par an et disposeront d’un budget participatif dédié. L’ambition est de leur donner une dimension opérationnelle, en tant que lieux d’échanges et de concertation pour les projets de quartier, et non de simples réunions d’information. « Ce ne sont pas des instances de façade, mais de véritables lieux d’échanges et de concertation », a insisté Josée Massi. Cette initiative s’inscrit dans la durée, visant à ce que les propositions formulées puissent déboucher sur des réalisations concrètes.




