Face à l'augmentation des coûts d'exploitation de +30 % sur 10 ans et à l'absence de revalorisation tarifaire, la Métropole a décidé d'instaurer une tarification solidaire basée sur le quotient familial. Ce dispositif permettra des réductions allant de 20 % à 80 % pour les ménages les plus modestes.
Les jeunes, les étudiants bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (CSS) sans participation financière, les seniors non imposables, ainsi que les personnes handicapées percevant l'Allocation adulte handicapé (AAH) profiteront d'un tarif avantageux de 20 €. Les enfants de moins de 11 ans bénéficieront d'un abonnement gratuit.
La réforme propose également d'harmoniser les tarifs selon les zones de desserte de la métropole, divisée en trois zones tarifaires distinctes : Zone 1 (cœur de métropole), Zone 2 (pôles comme Aix-en-Provence, Aubagne) et Zone 3 (réseaux locaux comme Salon-de-Provence ou La Ciotat). L'objectif est d'effacer les disparités territoriales historiques et de garantir l'équité.
Cette refonte tarifaire répond aux besoins financiers croissants, notamment pour les investissements prévus dans le plan Marseille en grand. Elle vise à générer une recette annuelle supplémentaire nette estimée à 21,6 M€ à terme, déployée progressivement sur trois ans (1,9 M€ en 2026, 19,7 M€ en 2027, et la totalité dès 2028).
Le nouveau système tarifaire s'appuie sur l'équité et l'égalité de traitement, garantissant l'accès au transport public pour tous. Parmi les exemples de nouveaux tarifs, un étudiant boursier d'Aubagne étudiant à Aix-en-Provence passera de 210-360 €/an à 20 €/an. Un collégien boursier marseillais paiera 20 €/an au lieu de 110 €/an. Une maman isolée de 3 enfants payée au SMIC à Marseille verra son abonnement passer de 480 € à 274 €.
Les chiffres clés de la mobilité sur Aix-Marseille-Provence incluent 644 lignes, 2 285 véhicules, 200 millions de validations par an, et 75 millions de km parcourus. 86 % de la population est desservie à moins de 300 m d'un arrêt.




